[Topic Officiel] Paris Saint Germain

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Mykiki le Ven 17 Mai - 10:39

Bah surtout que si il joue le tout dernier match du PSG, il finira sa carrière au stade de la route de Lorient... :whistling2: (pas tapé Minigad ^^)

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Minigad le Ven 17 Mai - 11:18

Je ne retiendrai pas... :smile:

Tant que c'est le Moustoir, ça me va :loool:
ça pourrait être le dernier match de David Beckham, Ludovic Giuly et Arnaud Le Lan...
Beckham = Le Lan ? :cul:
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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Mykiki le Ven 17 Mai - 11:37

Ah merde ^^ J'ai foiré mon pic :loool:

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Abdou le Ven 17 Mai - 14:56

Carlo a annoncé que Beckham sera titulaire demain... ainsi que Siaka Tiéné.

D'ailleurs contre Brest ça risque d'être beau. Depuis le match contre Lyon ils sont retourné à l'entrainement mercredi et aujourd'hui l'entrainement est annulé, ils font un barbecue. :loool:

Entraînement annulé! Barbecue pour le PSG!

Vous ne verrez pas le PSG s’entraîner ce vendredi à la veille de la réception du Stade Brestois 29. En effet, la séance d’entraînement s’est transformée en séance… de barbecue et de divertissement, nous rapportent Nils Hugon et Nicolas Hortus présents sur place pour Canal Supporters. Matuidi tente d’arrêter les frappes de Gameiro, Douchez a son club de golf… Pour le PSG, c’est pique-nique dans la bonne humeur ce vendredi.

Je mise sur Lavezzi qui vomi sur l'arbitre.

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Minigad le Ven 17 Mai - 22:55

Un barbec' ?
Rien ne vaut un sandwich :yeah:
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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Doc le Dim 19 Mai - 17:06

D'après Bein Sport Ancelotti ne sera plus entraineur la saison prochaine.

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Abdou le Dim 19 Mai - 17:07

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Info exclusive beIN SPORT : Carlo Ancelotti ne sera plus l'entraîneur du Paris Saint-Germain la saison prochaine 1/2

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Suite à une réunion de plus d'une heure cet après-midi à Paris avec Nasser Al-Khelaifi et Leonardo 2/2

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par tibentus le Dim 19 Mai - 20:06

Dommage... Je pense que c'était le coach qu'il fallait à Paris, pour continuer à grandir.
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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par BaBlaFaya le Dim 19 Mai - 22:24

Capello ça serait pas mal pour le remplacer.
Benitez, Mancini perso et sans cracher dans la soupe j'aime pas, mais quand tu as Baup faut relativiser quand même :)
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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Abdou le Dim 19 Mai - 23:12

Je prie pour Capello et je prie pour que ce ne soit pas Mancini.

Connaissant ce club, les choix vont se réduire et on va chopper le pire choix possible.

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Peter Pan le Dim 19 Mai - 23:59

Jean Fernandez n'est plus disponible. Par contre, Pablo Correa et Joël Muller seraient prêts à prendre le poste.

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par BaBlaFaya le Lun 20 Mai - 1:56

Il y a aussi l'eternel retour de Moustache qui est envisageable :yeah:

En parlant de Jean fernandez vous avez vu son intervention suite aux propos de Rousselot ? Je l'avais jamais vu comme ça :loool:
Je plains Montpellier en tout cas, il adore le foot mais ce mec est complétement dépassé, c'est un entraineur d'un autre siècle.
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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Peter Pan le Lun 20 Mai - 9:01

Il a sorti quoi Fernandez?

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Abdou le Lun 20 Mai - 10:59

@Peter Pan a écrit:Il a sorti quoi Fernandez?

Un Jean Fernandez tout rouge dans une chambre hotel ce qui est surement du à un mélange d’énervement et d'alcool. Il gueulait que Rousselot était bien content quelques matchs en arrière quand Nancy pouvait être sauvé et maintenant que Nancy descend il veut lui mettre la relégation sur le dos. Il a aussi dit qu'il a assumé sa part de responsabilité et que Rousselot devrait en faire de même.

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Abdou le Ven 12 Juil - 22:59

Leonardo a démissionné, il s'en va à la fin du mercato.

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Peter Pan le Ven 12 Juil - 23:38

Bonne nouvelle!

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Abdou le Sam 13 Juil - 0:35

@Peter Pan a écrit:Bonne nouvelle!


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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Peter Pan le Lun 29 Juil - 10:19


:wub: 

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Abdou le Sam 21 Sep - 13:59

Portrait de Nasser Al Khelaïfi dans l'équipe Magazine d'aujourd'hui. Dossier intéressant.

L'équipe Magazine a écrit:

Qui est vraiment Nasser al-Khelaïfi

Personnage discret, le président du PSG est devenu en deux ans l’homme le plus puissant du football français. Issu d’une famille de pêcheurs de perles, ancien joueur de Coupe Davis et ami d’enfance du nouvel émir du Qatar, celui qui est également le patron exigeant de BeIN Sport sait aussi séduire. À la veille de PSG-Monaco, portrait d’un homme secret.

DERNIÈRE SEMAINE D’AOÛT À PARIS. Un soleil blanc rudoie la Croix-Catelan, dans le bois de Boulogne. Sur le court A du Lagardère Paris Racing, dissimulé aux regards, ceint d’antiques gradins de pierre peints en vert, dans ce cadre champêtre aux portes du XVIe arrondissement, Nasser al-Khelaïfi joue. Il porte un polo gris avec le logo du Paris-Saint-Germain, il est svelte, vif, mais il n’aurait pas dû jouer : il est blessé au pied. Le soir, il boitera, mais tiendra à honorer sa promesse : le tennis pour le photographe et, juste après, la fin du long entretien débuté en novembre, au bar du Park Hyatt, près de la place Vendôme, à Paris.

Face à lui, Hicham Karmoussi, un ami et un bon joueur. Debout, près du filet, Ahmed Bessedik, l’ombre de son ombre. Sur la terre battue, sur cet ocre du désert, la cadence s’accélère. Nasser al-Khelaïfi se prend au jeu, cogne, s’empare du filet, amortit, frappe encore. Les deux hommes ne s’épargnent pas. Président du PSG, directeur général d’Al-Jazeera Sport et de BeIN Sport, président de Qatar Sports Investments (QSI) et de la Fédération qatarienne de tennis, vice président de la Fédération asiatique de tennis et membre du comité olympique qatarien, Nasser al-Khelaïfi, 39 ans, a oublié la douleur.

Peu après, il prend place sur le banc blanc du court A. Il ne reste rien de l’effort effectué, sinon une euphorie intérieure, une joie de l’enfance retrouvée. Il rayonne : « J’aime la compétition. J’ai ça dans le sang. Quandj e perds, ça me rend malade, mais j’accepte la défaite. C’était le cas quand j’étais joueur de tennis et ça l’est encore aujourd’hui. Au fond de moi, je rêve que le PSG ne perde aucun match cette saison. C’est même un objectif. Et, dans la vie, quand j’ai un but, je fais tout pour l’atteindre ». Le Qatar est indépendant depuis deux ans et la fin du protectorat britannique quand naît Nasser, le 12 novembre 1973. « Dans mon pays, vous avez deux types de famille. Celles qui viennent du désert. Et celles qui vivent de la mer. Avec mes parents, mes quatre frères et ma sœur, nous vivions à 50 mètres des eaux du Golfe. Avant que le Qatar exploite ses hydrocarbures, le pays trouvait l’une de ses ressources principales dans la recherche des perles. Des pêcheurs partaient en mer à la recherche de ces petits trésors. Mon grand-père a développé ce négoce. Il était “atawash”, le grade le plus élevé parmi les exploitants maritimes. Il a formé mon père aux métiers de la mer. » En ce temps-là, ni GPS, ni téléphone portable, ni satellite pour prévenir d’une tempête. « Quand votre père partait en mer pour six mois, vous ne saviez jamais si vous le reverriez un jour. Vous lui disiez au revoir quand il posait le pied sur son bateau. Après commençait l’incertitude. C’était difficile à vivre ».

Une enfance au Qatar dans les années 70, quand rien encore n’a commencé et surtout pas la richesse jusqu’à l’opulence dans cette péninsule de 160 kilomètres sur 80 de large, qui s’avance dans le golfe arabo-persique. Aujourd’hui encore, les Al-Khelaïfi habitent au même endroit àDoha. « C’est une tradition : une famille, un quartier ». Une jeunesse dans une villa en bord de mer. « On allait à l’école de 7 heures à midi trente. On rentrait, on posait les livres à la maison et on filait à la plage en famille ». Nasser joue au foot comme tous les autres, puis, en 1984, il découvre le tennis. Il a 11 ans, il en tombe amoureux. « Dans le quartier où j’ai grandi, il y avait des courts de tennis à 10 mètres de la maison. Il y avait de grands clubs privés, dont le plus ancien du Qatar, le Doha Club. En passant devant, avec mes copains, on regardait jouer les Français et les Anglais installés à Doha. Un jour, ils ont commencé à nous dire : “Allez ! Venez jouer avec nous !” En fait, au Qatar, le tennis s’est vraiment développé avec ma génération ». L’émotion affleure et son idée de la fidélité. « On jouait jusqu’au coucher du soleil puis on dînait sur place. J’y ai vécu des moments d’enfance fantastiques... Je vais vous confier l’une des choses qui me tient le plus à coeur. Le club a été détruit en 2009. Et Qatar Sports Investments était devenu propriétaire du Doha Club avant que j’en devienne président. Alors, je me suis mis en tête de le faire renaître. Le Doha Club va revoir le jour ! » Dans ces années d’apprentissage, le tennis est la grande affaire de Nasser al-Khelaïfi, l’identification à son pays peut être, la clé de ce qu’il sera, lui qui n’est pas de sang royal. « Je fuyais l’école ! Ma mère me courait après pour que j’y aille ! À un moment, mes parents m’ont dit : “Si tu ne vas pas à l’école, oublie les raquettes de tennis...” La meilleure source de motivation pour aller en cours ».  Nasser est un prénom qui signifie la victoire, la réussite. Au tennis, il se lie d’amitié avec le prince Tamim ben Hamad al-Thani, devenu émir du Qatar le 25 juin dernier, après l’abdication en sa faveur de son père, Cheikh Hamad ben Khalifa.

« J’ai connu le prince Tamim, il avait 6 ans. Je le considère comme un frère. Je donnerais tout pour lui. Mais quand on jouait au tennis l’un contre l’autre, c’était le match d’un tennisman contre un autre tennisman. Il ne s’est jamais comporté comme un prince qui, parce qu’il était le fils de l’émir, nous aurait obligés à jouer différemment. Peu de gens le savent mais il a gagné la Coupe du Golfe, une compétition par équipes, le premier trophée remporté par la Fédération du Qatar ».

Les plus riches du monde

Le Qatar est une péninsule longue de 160 km pour 60 à 80 km de large. D’une superficie de 11 437 km2, soit l’équivalent de l’Île-de-France, ce pays compte 1,8 million d’habitants, dont près de 85% de travailleurs étrangers.

En 1916, le Qatar signe un traité de protectorat avec les Britanniques. Puis proclame son indépendance en 1971.

En 1995, le cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani destitue son père et prend le pouvoir. S’appuyant sur ses gigantesques réserves de gaz (les troisièmes au monde et les premières pour la production et l’exportation de gaz naturel liquéfié), qui vont transformer ce petit bout de terre aride en un acteur éminent de la mondialisation.

En 2011, le Qatar devient le pays le plus riche du monde par habitant (100 000 dollars/an, populations immigrées comprises). Cette année-là, le PIB atteint 173 milliards de dollars, soit un triplement en six ans. Le 25 juin 2013, le cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, à la fois chef de l’État et du gouvernement dans un pays dénué de système électoral, abdique en faveur du prince héritier, Tamim ben Hamad al-Thani. Jusque là en charge de la stratégie sportive du Qatar, le nouvel émir avait piloté le rachat du PSG et obtenu l’organisation du Mondial de football 2022.

De 1992 à 2002, Nasser al-Khelaïfi joue la CoupeDavis pour son pays (24 victoires, 47 défaites). « J’ai joué pour la première fois à Bahreïn, en 1992. Avant, je regardais à la télé et là, j’y étais, c’était vraiment étrange. J’étais le premier Qatarien. Mon coéquipier était un étranger qui résidait au Qatar depuis plus de trois ans. Franchement, je préférais les rencontres à l’extérieur. Il y avait trop de pression quand c’était nous qui recevions. J’ai toujours été immensément fier de représenter mon pays et notre famille royale. Car le Qatar est tout pour moi ». Son frère aîné, Khaled : « Le tennis lui a donné confiance en lui. »

Nasser est aussi le premier Qatarien à disputer l’Open du Qatar, en 1993. « J’étais associé en double au Russe Andreï Cherkasov, qui a été classé n° 13 à l’ATP. Mais mon plus grand bonheur, ce fut quand Stefan Edberg (ex n°1 mondial suédois, vainqueur de six majeurs entre 1985 et 1992 et, accessoirement, du tournoi de Doha en 1994 et 1995) a accepté de s’entraîner avec moi. Il était mon idole ». Une jeunesse à jouer au tennis et, quand même, à obtenir un MBAd’économie à l’université de Doha. Un professeur de tennis français, André Masse, lui offre un tee-shirt du Paris-Saint-Germain. « Mon premier rapport, indirect, avec ce club... André était comme un deuxième père. Il est mort en mars 2012. Il m’a beaucoup aidé à améliorer mon tennis et à grandir en tant qu’homme. J’aurais aimé qu’il voie ce que je suis devenu aujourd’hui. » 1987. Grâce à André Masse, et à un stage de quinze jours sur la Côte d’Azur, Nasser découvre la France « avec des yeux émerveillés ». Ils sont cinq ou six, ils jouent et tournent en voiture, d’un tournoi à l’autre. Nasser est le meilleur, décide de défendre les couleurs d’un club niçois, le TC Combes-Giordan, en interclubs. Il gagne tous ses matches. Remarque de Jean-Claude Blanc, directeur général du Paris-Saint-Germain : « On sent que le compétiteur est toujours là. Il ne devait pas beaucoup lâcher dans ses matches de tennis... Son Qatar n’était pas celui d’aujourd’hui et il découvrait un pays, une langue. En plus, quand on va de tournoi en tournoi, on perd chaque semaine... Se confronter à un tel environnement forge le caractère». Juillet 1988, la découverte de Paris. « J’arrivais du sud de la France, on avait une escale de six ou sept heures. J’ai dit à nos accompagnateurs que j’allais visiter la tour Eiffel et Roland-Garros. Je voulais absolument découvrir le court central et ses lignes mythiques ». Roland-Garros est-il l’une des explications à son amitié pour Rafael Nadal ? « Rafael est une légende mais j’aime la personne qu’il est, humble, sympathique. Et je n’ai jamais cherché à échanger des balles avec lui. Je pense qu’il me massacrerait ! »

PARC DES PRINCES, 4 DÉCEMBRE 2012, Paris-Saint-Germain - Porto en Ligue des champions. Une victoire (2-1) capitale dans cette aventure. Thiago Silva ouvre le score. Tandis que Leonardo explose, radieux, que Jean-Claude Blanc se dresse, tendu, le poing levé, Nasser al-Khelaïfi demeure impassible, sombre, si maître de ses sentiments qu’il ne laisse rien paraître. Égalisation quasi immédiate. Il plaque son front sur l’écran télé, reste ainsi plusieurs secondes, il veut tout comprendre. Au but de la victoire d’EzequielLavezzi, il sourit enfin, tandis que Leonardo se permet de lui taper sur la cuisse. Puis Nasser appuie à nouveau le front sur l’écran, dissèque les images, ça dure. Quand il se redresse, tout sourire a disparu, il ne reste que l’intensité de son regard. Au coup de sifflet final, impénétrable, il serre la main de ceux qui sont à ses côtés. Une passion bouillonnante et immobile.

« On sent que le compétiteur est toujours la. Il ne devait pas beaucoup lâcher dans ses matches de tennis... » Jean-Claude Blanc, directeur général du PSG

COMMENT EST-IL ARRIVÉ LÀ ? Son récit est simple : « Colony Capital (le fonds de pension américain auquel appartenait le PSG) avait des connexions au Qatar et a commencé à envisager la vente du club. J’ai discuté personnellement avec Sébastien Bazin au début de l’année 2010, explique Nasser al-Khelaïfi, qui était alors membre du board de QSI – il n’en prendra les rênes qu’en 2011, une fois le rachat du PSG finalisé – et déjà patron d’Al-Jazeera Sports. Des discussions difficiles mais qui finirent par aboutir. En fait, cela faisait très longtemps qu’on projetait de racheter le club... Je vais vous dire le fond de ma pensée : le Qatar a plus besoin du PSG que l’inverse. Parce que c’est une marque énorme. Parce que c’est un symbole de Paris. En contrepartie, je veux tout faire pour que les Parisiens, année après année, deviennent de plus en plus fiers de leur club. Rendre ces gens heureux, c’est mon job. » Zlatan Ibrahimovic, Thiago Silva, David Beckham, Edinson Cavani, parmi les plus célèbres : rien n’est trop beau, rien ne paraît trop cher. Depuis le rachat du PSG, les Qatariens ont dépensé pas moins de 370 millions d’euros en transferts. Pourtant, financièrement, tout est contrôlé. Un proche des négociations, lors du rachat du PSG, témoigne ainsi : « Chaque centime pouvait faire l’objet de discussions sans fin. C’est assez paradoxal au regard des sommes que le Qatar a engagées par la suite dans les transferts et salaires de joueurs. Mais, au final, on peut dire que QSI a très bien négocié l’acquisition du club (pour un total proche de 75 M€) ». « Nous sommes là pour porter le PSG au sommet de l’Europe et rendre la France fière de ce club, plaide Nasser al-Khelaïfi. Après, nous sommes des êtres humains, on peut aussi commettre des erreurs. Il ne faut pas nous regarder qu’à travers le prisme de l’argent. Le Qatar tente de faire quelque chose pour la France, il n’agit pas contre la France. On aurait pu investir ailleurs, dans d’autres pays. Non, c’est en France, à Paris, qu’on a souhaité le faire. Et il ne faut pas oublier qu’il est normal d’investir beaucoup d’argent si on veut réussir dans le football ». 64 millions d’euros pour transférer Cavani, cela paraît énorme, démesuré. Beaucoup moins quand on sait, par exemple, que le Qatar a fait construire « The Shard », architecte Renzo Piano, 310 m, la plus haute tour d’Europe, près du London Bridge, à Londres. Coût : 1,8 milliard d’euros. Ou que le Qatar est, depuis des années, le premier acquéreur sur le marché de l’art, y compris contemporain, achetant l’une des cinq versions des Joueurs de cartes dePaul Cézanne pour une somme comprise entre 190 et 230millions ou un tableau de Mark Rothko pour 55 millions d’euros. De quoi relativiser. Doha est devenue une « ville-monde », l’architecte de la pyramide du Louvre, Ieoh Ming Pei, a conçu le musée d’Art islamique, une splendeur, et Jean Nouvel termine le futur musée national.

Bien avant le foot, il y eut le tennis

C’est dans sa jeunesse, sur les courts de tennis, que Nasser al-Khelaïfi a gagné la confiance du nouvel émir du Qatar. Ali Khan, son professeur, raconte...

Nous sommes le 5 janvier 2013, à Doha. Deux jours plus tôt, au terme d’un stage de reprise d’une semaine, le PSG de Carlo Ancelotti et de Leonardo a regagné la France, où l’attend un 32e de finale contre Arras (CFA). Le patron du club parisien, lui, est resté dans l’émirat. Vêtu de sa longue dishdasha blanche, c’est dans le costume de président de la Fédération de tennis du Qatar que Nasser al-Khelaïfi présente aux médias la finale de l’Open du Qatar qui verra, le lendemain, Richard Gasquet s’imposer face au Russe Nikolay Davydenko. En ce premier samedi de l’année, en préambule à sa conférence de presse, Al-Khelaïfi ne manque pas de remercier « Son Altesse le cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, l’émir du Qatar, et son fils le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani », qui succédera à son père cinq mois et demi plus tard. Il salue les sponsors du tournoi avant de tourner un regard respectueux et attendri vers l’un des journalistes assis face à lui. « Et je voudrais remercier mon professeur, qui travaille aujourd’hui dans les médias. Je suis très heureux de vous voir ici. Merci d’être venu ». Ali Khan, 62 ans, n’a pas travaillé toute sa vie comme reporter au Pakistan Today, un quotidien pour lequel il couvre également le cricket, très populaire dans cet ancien territoire de l’empire britannique. Au début des années 90, Ali Khan était le capitaine de l’équipe du Qatar de Coupe Davis, celle qui fera de Nasser al-Khelaïfi, à 19 ans, l’un des ambassadeurs à raquette de son pays. Les deux hommes se sont rencontrés en 1989. Le début d’une complicité tennistique qu’ils cultiveront au fil de stages à l’étranger, des courts azuréens de Sophia-Antipolis à l’académie floridienne de Nick Bollettieri. Au sud de Tampa, une amitié naissante rapproche le futur président du PSG d’un autre fan de la balle jaune, le cheikh Tamim, de sept ans son cadet. Ali Khan en a été un témoin privilégié : c’est le tennis qui a charpenté depuis vingt ans cette relation directe entre un jeune souverain et le descendant d’une lignée de pêcheurs de perles. « Tamim aime énormément Nasser, souligne Ali Khan, reparti vivre à Islamabad. Son Altesse Hamad, le père de Tamim, venait souvent les voir jouer ensemble au Khalifa Center ».

C’est sans doute à travers leurs longs échanges de balles que le cheikh Tamim a décelé les qualités de Nasser : « quelqu’un en qui vous pouvez avoir une entière confiance, qui se donne à 100% pour les objectifs que vous lui fixez. C’est un homme totalement investi dans ce qu’il entreprend ». Un homme « qui aime rire et plaisanter », se souvient son ancien mentor pakistanais. Et un passionné viscéral de tennis : « Je pense qu’au fond de lui ça reste son sport n° 1... » De l’ancien 995e mondial au classement ATP, Ali Khan dit qu’« il n’était pas un joueur hors du commun, mais assurément un bon tennisman, le meilleur du Qatar ». Ses qualités ? « Le coup droit et sa capacité de concentration ». Quand le journaliste a revu son ancien élève qatarien, en janvier dernier, il a « trouvé qu’il n’avait pas changé du tout, le même sourire, le même bon fond ». Il a saisi à quel point le foot avait placé l’ancien joueur de Coupe Davis sous une intense lumière internationale. « Franchement, j’ignorais que Nasser était devenu quelqu’un de si important en Europe ». Ali Khan n’est pas un mordu de ballon, mais glisse qu’il aimerait bien « venir voir un match un jour à Paris, surtout si ça tombe pendant Roland-Garros ». Et il questionne, tout en connaissant la réponse : « Président du PSG, c’est un bon job, non ? » J.T.

Bientôt naîtra Lusail, ville nouvelle près de Doha, prévue pour accueillir 200 000 habitants et la finale de la Coupe du monde 2022 de football. Coût estimé : 32 milliards de dollars. Nasser al-Khelaïfi insiste : « Ce pays a tellement évolué en dix ans qu’il est parfois impossible de croire qu’il a pu changer à ce point en si peu de temps ». Le Qatar est le troisième producteur de gaz naturel au monde et le premier producteur et exportateur de gaz liquéfié. « Nous avons aujourd’hui certaines des meilleures universités, certains des meilleurs hôpitaux, certains des plus grands événements sportifs. Le Qatar se développe avec intelligence : si vous ne conservez pas l’identité d’un pays, vous perdez ce pays... Au Qatar, la culture des villages est toujours présente. On ne cherche pas à passer pour un pays occidental. On respecte énormément l’Europe et sa culture, mais pourquoi changer ce qu’on a de plus ancré en soi ? »

NASSER AL-KHELAÏFI SÉDUIT PAR SA COURTOISIE, son élégance, son allure et même son sourire. Joue-t-il un rôle ? « Je ne suis pas un acteur. Il est important d’être naturel, d’être vrai. Je ne sais pas être faux. Si je n’aime pas quelqu’un, vous le verrez sur mon visage dans la seconde ». Témoignage de Charles Biétry, qui fut vice-président de BeIN Sport pendant dix-huit mois avant de quitter la chaîne : « Mon premier voyage au Qatar date de 1973, l’année de naissance de Nasser, quand tout autour de la vieille ville il n’y avait que le désert. J’y suis retourné souvent et j’ai vu grandir la génération de Nasser, à la double culture, arabe et occidentale, maîtrisant les relations extérieures et le business. Cette génération a appris qu’il fallait se faire aimer pour exister. C’est un trait que l’on retrouve chez Nasser : il veut que son pays soit aimé et il a très envie d’être aimé ». «Les médias sont mon miroir, dit-il, regrettant bien sûr de ne pas y retrouver une image juste de lui même et de son action.

Le président du PSG peut apparaître comme l’incarnation d’une nouvelle élite, apparue dans la famille royale et en dehors de celle-ci, de cette bourgeoisie islamique urbanisée, très éduquée, ouverte sur l’Occident et sur l’économie mondialisée. Bien sûr, ainsi que le fait remarquer Denis Bauchard, conseiller Moyen-Orient à l’Institut français des relations internationales (Ifri), « comme tous les émirats du Golfe, le Qatar est un régime féodal, familial, patriarcal. Ce n’est pas une dictature : l’émir est accessible, il accueille régulièrement dans son palais ses “sujets” qui viennent lui exposer leurs doléances. Ce n’est pas non plus une démocratie : il n’y a pas vraiment d’opposition. Ce pays mène une politique spécifique et intelligente de ‘‘soft power’’, dans les domaines de l’éducation, la culture, les médias et le sport ». « J’ai constaté les efforts de ce pays dans sa recherche d’une forme de démocratie, même si la route est longue, ajoute Biétry. J’ai vu des femmes entrer au gouvernement, des Israéliens avoir un bureau à Doha. Mais, bien entendu, je ne suis pas un travailleur immigré aux conditions précaires... » Produit parfait de ce « soft power », Nasser al-Khelaïfi illustre aussi cette stratégie de visibilité voulue par le Qatar pour exister entre l’Arabie saoudite et l’Iran, deux puissances régionales qui sont aussi ses voisins. « Conscient de sa vulnérabilité, reprend Denis Bauchard, le Qatar s’est fabriqué une assurance-vie en créant un réseau d’amitiés, d’alliances, d’obligés, en développant des accords de coopération militaire avec les États-Unis et la France, en prenant des participations dans des entreprises clés en Europe et aux États-Unis ». Issu d’un pays où le PIB par habitant dépasse les 100 000 dollars, ce qui en fait le plus élevé au monde, Nasser al-Khelaïfi ne réfute aucune question. Quand on lui demande, dans le grand calme de la Croix-Catelan, s’il comprend que l’Occident s’inquiète de la proximité du Qatar et des Frères musulmans, il répond : « On touche ici à des sujets très sensibles. Je ne suis pas un homme politique. Mon univers, c’est le sport. Je suis musulman mais on peut être musulman sans être lié aux Frères musulmans ou à un quelconque mouvement religieux ». Il s’interrompt, réfléchit, reprend : « Je crois en Dieu, je respecte toutes les religions qui, à mes yeux, rapprochent les hommes. Je suis fier de ma religion et j’ai foi en un principe de vie qui devrait être universel : “Peace and love.” Oui, dans ce monde divers et contradictoire, il nous faut la paix et l’amour. Comment vivre ensemble ? Voilà la question centrale ». Dans sa volonté de convaincre, son regard ne vous quitte plus. « Aucune religion n’invite à tuer les gens. Prétendre le contraire serait gravement mentir. Il y a peut-être des fous se revendiquant de l’islam ou d’une autre religion qui affirment qu’on peut retirer des vies au nom de Dieu. Mais ce sont des fous. La religion ne leur appartient pas. Et on ne peut considérer qu’ils incarnent une religion... » Et quand on lui demande son sentiment intime sur les événements du Trocadéro, émeutes survenues en mai dernier à la fin de la célébration du premier titre de champion de France du PSG depuis dix-neuf ans et vécus comme une blessure personnelle, il répond : « Ça m’a attristé, déçu. Pourtant, pendant le défilé, David Beckham m’avait crié : “Même quand j’ai gagné la Ligue des champions avec Manchester United, nous n’avions pas vu une foule aussi enthousiaste dans les rues !” » On insiste, on évoque l’hypothèse d’une possible manipulation. Sa réponse se fait laconique : « Ces événements m’ont surpris. Je les ai même vécus commeun choc. La politique ne m’intéresse pas. Je n’ai rien d’autre à dire. »

Il est bien difficile de trouver quelqu'un qui dise du mal de lui. Pas même Antoine Kombouaré, l’entraîneur limogé six mois après le rachat du PSG, alors que Paris était en tête du Championnat. « Le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est discrétion. Je ne l’ai jamais vu en proie à des accès de colère. Il était à Doha quand je suis allé rencontrer le prince Tamim, en juin 2011. Je leur avais dit que je comprendrais qu’ils se séparent de moi. Mais ils m’avaient alors exprimé leur confiance. Jusqu’à mon renvoi (le 23 décembre 2011), mon interlocuteur au quotidien, c’était Leonardo. Nasser, lui, n’a jamais cherché à s’immiscer dans mes choix. Il lui arrivait simplement de me parler de ses rêves de recruter un jour des joueurs comme Cristiano Ronaldo. Quand Leonardo m’a annoncé mondépart,Nasser m’a appelé : « Coach, je suis désolé...
– Il s’agit de votre club, de votre argent. Aucun problème. Je respecte votre décision. » Pourtant, il y a des colères de Nasser dont on se souvient, notamment celle après la défaite à Reims (0-1) la saison dernière, qui n’est pas pour rien dans le départ de CarloAncelotti au Real à la fin de la saison. « On n’était plus dans l’idée d’un projet mais dans l’idée de résultats immédiats », a expliqué l’entraîneur italien dans L’Équipe du 17 septembre. Architecte du premier projet avorté de rachat du PSG par le Qatar, en 2006, Luc Dayan aime à se souvenir que « quand l’opération a échoué, Nasser est peut-être le seul Qatarien qui a eu des mots gentils à mon égard, alors que je suis resté sans parler à mes donneurs d’ordre du Qatar pendant deux ans ». Et rappelle : « Dans le milieu du football ou des médias, je n’ai jamais entendu un dirigeant dire du mal de lui, pasmêmeBertrand Méheut, lePDGde Canal+, grand rival de BeIN Sport... »

Charles Biétry, que l’on dit en froid avec Nasser Al-Khelaïfi :« J’ai été très content de travailler un an et demi à BeIN Sport, même si nous sommes issus de deux cultures différentes, ce qui n’est pas d’une simplicité extrême. Nasser exige beaucoup, il a un gros rythme de travail et j’aime ça. Sa fameuse phrase “Tu dois travailler, Charles” ne m’a jamais dérangé. On n’aurait pas réussi à fabriquer cette chaîne d’artisans et de sueur sans le rythme de travail qu’il incarnait. Si j’ai un regret, c’est que le PSG roulait sur l’or tandis que nous construisions BeINSport brique par brique, et pas des briques en or massif ». Arsène Wenger, qui fut son premier consultant quand Nasser était le directeur de la chaîne Al-Jazeera Sports et qu’il n’avait pas encore d’activité dans le football : « J’apprécie beaucoup sa disponibilité, sa classe et surtout sa fiabilité. Au fil des années, la relation professionnelle a fait place à une véritable amitié. Nasser a démontré avec une rare intelligence sa capacité à assumer ses responsabilités, même sous une pression énorme. Surtout, Nasser a su échapper à la paranoïa qui sévit dans le milieu du football ». En deux ans, Al-Khelaïfi a changé de statut et sans doute de stature. « On est parti d’une idée pour relancer le PSG, une idée difficile à mettre en place mais qui nous a permis, en deux ans, de développer une complicité, une véritable amitié, raconte Leonardo, qui a quitté le club cet été. On a passé des nuits à réfléchir, à se demander comment faire grandir ce club.Nasser connaît beaucoup de métiers, beaucoup de cultures. Il est humble et ouvert. Autant de qualités qui lui permettent d’apprendre très vite les choses.Au début, il ne connaissait presque rien au foot. Aujourd’hui, il est prêt à jouer un rôle important dans ce monde. »

« Il ne connaissait presque rien au foot. Aujourd’hui, il est prêt à jouer un rôle important dans ce monde » Leonardo

Serge Kotchounian, traditionnellement, parle peu. Conseiller image qui collabore notamment avec Wenger, Thuram, Desailly, Blanc, Zidane, il commence par mettre en avant Sophie Jordan, « qui illustre combien Nasser sait bien s’entourer ». Cette avocate discrète, siégeant au conseil d’administration du PSG et de BeIN Sport, depuis dix ans au côté de Nasser al-Khelaïfi, est la seule personnalité non qatarienne au board de QSI. Elle est aussi la seule femme d’une garde rapprochée composée de Yousef al-Obaidly, le jeune (33 ans) directeur général de BeIN Sports, un proche connu grâce au tennis à Doha, et Jean-Martial Ribes, qui gère sa communication française et internationale. Serge Kotchounian affirme : « Dans ce métier du football souvent dépourvu de vraies valeurs humaines, Nasser est une perle rare, une bouffée d’oxygène. C’est un homme droit. Pour moi, il est abordable, disponible. Une chose est sûre : personne ne décide pour lui, pas même Leonardo quand il était là. Une expression lui convient bien : une main de fer dans un gant de velours. Nasser ne rend des comptes qu’au prince Tamim, le nouvel émir, son ami d’enfance, avec lequel il travaille en collaboration totale. » Jean-Claude Blanc : « Nasser est très conscient de son rôle de représentant du Qatar. Parce que c’est aussi son caractère, il est attentif à créer et à garder de bonnes relations avec les gens. Sa gentillesse n’est pas destinée qu’aux puissants. Il crée assez d’empathie pour que ceux qui travaillent avec lui aient tout simplement envie de lui faire plaisir. Nasser sait qu’il est une sorte d’ambassadeur d’un Qatar moderne. »

ON LE DIT RUDE NÉGOCIATEUR. Sa vie est celle d’un nomade, toujours entre Doha, où résident sa femme et ses trois enfants, Paris, Londres, les États-Unis, Hong Kong... Ses journées se terminent vers 2 heures du matin. Alors, il lit ses mails et envoie des SMS à ses principaux collaborateurs. À 6 heures, il est debout. « Je mets une énorme pression sur les gens qui travaillent avec moi. À mes yeux, on ne bosse pas à 95%mais à 100 %. Je veux que tout soit parfait, tout le temps. S’il y a une mini-tache noire sur une chemise blanche, mon regard va être obnubilé par cette tache... Je suis attentif aux détails, même trop attentif. Il y a quelque chose d’excessif dans tout ça, j’en suis conscient. Mais il est trop tard, je ne peux plus changer ! » Jean-Claude Blanc : « C’est vrai qu’on travaille beaucoup par SMS, même sur des sujets importants. Il ne peut pas être à plusieurs endroits en même temps et c’est une vraie preuve de confiance envers ses collaborateurs. Il ne donne pas sa confiance facilement. Il demande à être convaincu. Par des faits. Et il sait décider vite. »

Nasser al-Khelaïfi précise : « Il m’arrive d’être en colère mais seulement avec les gens dont je suis proche. D’une façon générale, j’essaie d’être aussi calme que possible. En tant que président de QSI et du PSG, je peux imposer mes décisions. Je ne suis pas souvent à Paris, mais aucune décision ne peut être prise au club sans que j’en ai eu connaissance. Mais attention, je ne suis pas un malade du pouvoir, un type qui va se battre comme un fou pour dire : “C’est moi le boss !” J’aime partager les responsabilités, je sais déléguer. Être entouré d’une bonne équipe, c’est mon plaisir de manager ». Mais concrètement ? « L’urgence fixe mes priorités. Quand Léo a démissionné, à la mi-juillet, il a fallu se réorganiser rapidement, étendre les responsabilités de Jean-Claude Blanc au mercato, qu’il a très bien géré. En gros, on avait deux semaines pour se remettre en ordre de marche. Puis je suis passé à une autre priorité : l’acquisition pour Al-Jazeera Sports des droits de la Premier League, dont nous avons l’exclusivité pour le Moyen-Orient. En un mois, nous avons embauché cent personnes ». Dernière entrevue à Saint-Germain-des-Prés. Rendez-vous aux Deux-Magots. Trop de monde. Nasser al-Khelaïfi, timide, se cloître dans sa voiture. Puis se réfugie au restaurant La Société pour une rapide prise de vue. Il confie son amour de la France, sa découverte récente de Nantes, son goût pour les massifs alpins, pour Toulouse et Bordeaux. Interrogé sur l’accession au trône de son ami le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani et sur les possibles responsabilités gouvernementales qui pourraient lui échoir, il a d’abord ce cri du coeur : « J’espère que non ! » Il poursuit : « Quand on voit l’agitation qui secoue l’Égypte ou la Syrie, avec des mouvements très durs contre le pouvoir en place, voir l’émir confier en douceur le pouvoir à son fils a délivré un excellent message au reste du monde. Et évidemment, à titre personnel, et quoi que mon pays me demande un jour, j’accepterai cette mission ». Nasser al-Khelaïfi se lève et part flâner dans Paris, qu’il aime tant. Il porte un blouson de prix, un jean, des baskets. Le calme et l’harmonie de la place de Furstenberg l’apaisent. Pas longtemps. Il est toujours connecté, toujours joignable. Trois téléphones et un iPad, sur lequel il scrute tous les écrans des chaînes dont il est responsable. Quelques-uns de ses mots résonnent encore : « J’aime le désert. Avant, j’y allais avec des amis. On se baignait, on pêchait dans les lacs intérieurs ou en bord de mer. Cela fait longtemps que je ne m’y suis pas perdu. Le désert me manque »

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Doc le Mer 1 Juil - 18:52

L'instance de contrôle financier des clubs (ICFC) de l'UEFA a levé les sanctions contre le PSG dans le cadre du fair-play financier.
Maintenant, le club de la capitale peut recruter sans restriction et aura droit aux 25 joueurs en Ligue des Champions

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Peter Pan le Mer 1 Juil - 21:26

Bientôt des transferts à 100M€! :smile:

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Jem2015 le Mer 12 Aoû - 16:34

Salut,
Ángel Di María s’est finalement engagé avec le Paris Saint-Germain. Pensez-vous qu’il fera une meilleure performance au sein du club de la capitale que chez les Red Devils ?
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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Peter Pan le Dim 14 Fév - 11:23


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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Doc le Mar 16 Fév - 20:32

:loool:

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Doc le Dim 13 Mar - 16:49



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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

Message par Peter Pan le Sam 2 Avr - 13:42

Tu vas pouvoir ressortir tes maillots et écharpes du Psg. :afro:

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Re: [Topic Officiel] Paris Saint Germain

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